Votre vie vous ressemble-t-elle encore ?
Ça fait deux ans que je travaille sur Aimez-vous votre vie ? et cette semaine, le livre est enfin publié. 😊
J’ai beaucoup réfléchi à ce que j’avais envie de vous écrire pour cette infolettre. Je pourrais évidemment vous parler du livre, de ce qu’on y retrouve, de la façon dont je l’ai construit, mais j’avais surtout envie de partir de la question qui m’a suivie pendant toute son écriture.
Est-ce que la vie que vous menez aujourd’hui vous convient encore autant qu’avant ?
Je trouve cette question vraiment intéressante parce qu’on change beaucoup au fil des années. Nos besoins changent, nos priorités aussi, certaines choses deviennent plus importantes alors que d’autres le sont beaucoup moins. Notre quotidien, lui, ne suit pas nécessairement au même rythme.
On garde des habitudes, on continue de prendre certaines responsabilités, on dit oui aux mêmes choses, on organise nos journées sensiblement de la même façon et on s’adapte à ce qui arrive. La plupart du temps, il n’y a aucune raison de remettre tout ça en question puisque notre vie fonctionne.
Ce qui m’intéresse davantage, c’est tout ce qui s’est installé en cours de route sans qu’on l’ait vraiment choisi. Des façons de faire qu’on pensait temporaires, des choses qu’on a acceptées pour un temps, des habitudes prises parce que c’était plus simple comme ça à ce moment-là… et qui sont encore là des mois, parfois des années plus tard.
C’est par là que j’avais envie de commencer cette semaine.
Bonne lecture 🌿
Ça devait être temporaire
Il y a des phrases que je pense qu’on a tous dites à un moment ou à un autre.
« Ce n’est pas grave, je vais m’adapter. »
« Je vais m’en occuper. »
« Je ferai ça une autre fois. »
« Après cette grosse période, je vais avoir plus de temps. »
On fait ça constamment et c’est bien normal. Il y a des moments où le travail demande plus de temps, où notre famille a besoin de nous, où on doit mettre un projet de côté ou accepter que nos semaines soient plus chargées.
Ce qui me fait réfléchir, c’est quand le temporaire commence à être pas mal long.
Vous deviez répondre à vos courriels le soir seulement pendant cette grosse période et vous le faites encore un an plus tard. Vous avez arrêté une activité quelques semaines parce que vous manquiez de temps et vous n’y êtes jamais retourné. Vous avez pris quelque chose en charge pour dépanner et, finalement, tout le monde s’attend maintenant à ce que vous vous en occupiez.
Il n’y a pas eu de grande décision pourtant. Vous vous êtes seulement adapté et la vie a continué.
À un moment donné, ce qui devait être temporaire fait tellement partie du quotidien qu’on ne le voit même plus.
Pourquoi on finit par ne plus le voir
C’est là que notre cerveau devient vraiment intéressant.
Il apprend énormément par la répétition. Donc, plus on fait quelque chose, plus cette façon de faire devient familière et moins on a besoin d’y réfléchir. Heureusement d’ailleurs, parce qu’on serait complètement brûlé si on devait analyser consciemment chacun de nos gestes du matin au soir.
Le café du matin est un exemple assez évident. Vous n’avez pas besoin de réfléchir à chacune des étapes pour le préparer. Vous l’avez fait assez souvent pour que ça se fasse presque tout seul.
Nos réactions peuvent devenir familières elles aussi.
Si vous avez pris l’habitude de dire oui rapidement, de tout prévoir, de prendre les choses en charge, d’éviter certaines discussions ou de continuer même lorsque vous êtes fatigué, votre cerveau connaît très bien cette façon de fonctionner.
Ça ne veut pas dire que cette façon de faire est mauvaise. Elle vous a probablement servi et elle vous sert peut-être encore très bien dans plusieurs situations.
La question que je me pose davantage c'est plus : est-ce qu’elle vous convient encore ?
On pense souvent à changer quelque chose quand ça ne fonctionne plus, mais on pense moins à vérifier si ce qui fonctionne depuis longtemps nous convient toujours.
Ce qui ne va pas si mal est parfois plus difficile à voir
C’est probablement une des choses qui m’a le plus intéressée en écrivant Aimez-vous votre vie ?
Émilie, le personnage principal, n’a pas une vie épouvantable, c’était même très important pour moi qu’elle n’en ait pas une.
Elle aime sa famille, elle a un travail, des amis, une maison et tout plein de choses qu’elle ne voudrait surtout pas perdre. Si vous la rencontriez, vous ne vous diriez probablement pas : « Ouf, elle n'a pas l'air bien cette femme-là. »
Elle vous dirait elle-même qu’elle a une belle vie, mais dirait plutôt :
Je suis juste fatiguée.
Je manque de temps.
J'ai beaucoup de choses dans la tête.
J'ai besoin de vacances.
On attend souvent que quelque chose aille vraiment mal avant de s’y attarder. Une situation qui nous dérange un peu est beaucoup plus facile à expliquer : ouf c’est une grosse semaine, j’ai mal dormi, j'ai trop de choses en même temps ou dans le genre, ça ira mieux après les vacances.
Toutes ces explications peuvent être parfaitement vraies.
Toutefois, si ça fait trois ans qu’on se donne les mêmes excuses, j’aurais peut-être envie de regarder un peu plus loin.
Depuis combien de temps attendez-vous que ça se calme?
Ah celle-là, je la connais ! 😅
« Quand ça va se calmer, je vais recommencer à marcher. »
« Quand ça va se calmer, je vais prendre plus de temps pour moi. »
« Quand ça va se calmer, je vais m’occuper de ce projet. »
Je l’ai dit moi aussi et probablement plus souvent que je voudrais l’admettre.
Le problème n’est pas de reporter quelque chose. Il y a des périodes où c’est nécessaire et je ne crois pas du tout qu’on puisse toujours tout faire, tout maintenir et avoir du temps pour tout le monde.
Je trouve seulement qu’on devrait peut-être mettre une date d’expiration sur notre fameux « quand ça va se calmer ». 😅
Depuis combien de temps le dites-vous ?
Si ça fait trois semaines, vous êtes probablement juste dans une grosse période.
Si vous avez de la difficulté à vous rappeler la dernière fois où « ça s’est calmé », la réponse est peut-être différente.
Votre quotidien est peut-être simplement devenu plus chargé que vous le pensez.
C’est exactement là que commence l’histoire d’Émilie
Au début du livre, Émilie pense sincèrement qu’elle manque de temps.
Elle attend les vacances, essaie de récupérer quand elle le peut et continue sa vie. Elle n’a aucune intention de tout changer puisqu’elle aime sa vie. C’est en commençant à observer ce qui se passe dans ses journées qu’elle va réaliser que le temps n’explique pas tout.
Elle va regarder ses habitudes, ses réactions, les choses qu’elle fait automatiquement, ce qu’elle accepte sans trop y penser et ce qu’elle remet constamment à plus tard.
Elle va aussi comprendre pourquoi certaines façons de fonctionner sont devenues aussi naturelles pour elle.
C’est là que les neurosciences prennent leur place dans le livre. Je voulais qu’elles servent à comprendre ce qui se passe derrière certains de nos automatismes, pas qu’elles deviennent un cours de théorie au beau milieu de l’histoire 😅
Émilie ne va pas tout foutre en l’air et partir vivre une nouvelle vie, elle va plutôt apprendre à mieux comprendre comment elle fonctionne et commencer à faire le tri dans ce qui lui convient encore et ce qui lui ressemble moins aujourd’hui.
Quand j’ai choisi le sous-titre « Un chemin de retour à soi », c’est exactement ce que je voulais raconter. Avec les années, on change, nos besoins aussi, mais notre quotidien ne change pas toujours avec nous. Émilie va tranquillement réaliser que certaines choses qu’elle fait depuis longtemps ne lui conviennent simplement plus. Son chemin va l’amener à mieux comprendre ce qu’elle veut aujourd’hui et à reprendre un peu plus de place dans sa propre vie et j’espère surtout que son histoire donnera envie à chacun de faire ses propres liens.
🌿 Une minute pour soi
Pour cette semaine, je vous propose de porter attention à une phrase toute simple :
« Ce n’est pas grave. »
Je ne vous demande pas d’arrêter de la dire, car je serais assez mal placée pour vous demander ça. 😅
Écoutez seulement ce qui vient après.
Ce n’est pas grave si je saute encore mon dîner.
Ce n’est pas grave si j’annule.
Ce n’est pas grave si je m’en occupe.
Ce n’est pas grave si je remets ça à plus tard.
Une fois, effectivement, ce n’est probablement pas grave, mais si c’est toujours la même chose qui « n’est pas grave », là, je trouve que ça devient intéressant.
Vous verrez bien ce que vous remarquerez.
À la semaine prochaine 🌿n de remettre tout ça en question puisque notre vie fonctionne.
C’est justement là que j’ai eu envie d’aller avec ce livre.
Bonne lecture 🌿
Ça devait être temporaire
Il y a des phrases que je pense qu’on a tous dites à un moment ou à un autre.
« Ce n’est pas grave, je vais m’adapter. »
« Je vais m’en occuper. »
« Je ferai ça une autre fois. »
« Après cette grosse période, je vais avoir plus de temps. »
On fait ça constamment et c’est bien normal. Il y a des moments où le travail demande plus de temps, où notre famille a besoin de nous, où on doit mettre un projet de côté ou accepter que nos semaines soient plus chargées.
Ce qui me fait réfléchir, c’est quand le temporaire commence à être pas mal long.
Vous deviez répondre à vos courriels le soir seulement pendant cette grosse période et vous le faites encore un an plus tard. Vous avez arrêté une activité quelques semaines parce que vous manquiez de temps et vous n’y êtes jamais retourné. Vous avez pris quelque chose en charge pour dépanner et, finalement, tout le monde s’attend maintenant à ce que vous vous en occupiez.
Il n’y a pas eu de grande décision pourtant. Vous vous êtes seulement adapté et la vie a continué.
À un moment donné, ce qui devait être temporaire fait tellement partie du quotidien qu’on ne le voit même plus.
Pourquoi on finit par ne plus le voir
C’est là que notre cerveau devient vraiment intéressant.
Il apprend énormément par la répétition. Donc, plus on fait quelque chose, plus cette façon de faire devient familière et moins on a besoin d’y réfléchir. Heureusement d’ailleurs, parce qu’on serait complètement brûlé si on devait analyser consciemment chacun de nos gestes du matin au soir.
Le café du matin est un exemple assez évident. Vous n’avez pas besoin de réfléchir à chacune des étapes pour le préparer. Vous l’avez fait assez souvent pour que ça se fasse presque tout seul.
Nos réactions peuvent devenir familières elles aussi.
Si vous avez pris l’habitude de dire oui rapidement, de tout prévoir, de prendre les choses en charge, d’éviter certaines discussions ou de continuer même lorsque vous êtes fatigué, votre cerveau connaît très bien cette façon de fonctionner.
Ça ne veut pas dire que cette façon de faire est mauvaise. Elle vous a probablement servi et elle vous sert peut-être encore très bien dans plusieurs situations.
La question que je me pose davantage c'est plus : est-ce qu’elle vous convient encore ?
On pense souvent à changer quelque chose quand ça ne fonctionne plus, mais on pense moins à vérifier si ce qui fonctionne depuis longtemps nous convient toujours.
Ce qui ne va pas si mal est parfois plus difficile à voir
C’est probablement une des choses qui m’a le plus intéressée en écrivant Aimez-vous votre vie ?
Émilie, le personnage principal, n’a pas une vie épouvantable, c’était même très important pour moi qu’elle n’en ait pas une.
Elle aime sa famille, elle a un travail, des amis, une maison et tout plein de choses qu’elle ne voudrait surtout pas perdre. Si vous la rencontriez, vous ne vous diriez probablement pas : « Ouf, elle n'a pas l'air bien cette femme-là. »
Elle vous dirait elle-même qu’elle a une belle vie, mais dirait plutôt :
Je suis juste fatiguée.
Je manque de temps.
J'ai beaucoup de choses dans la tête.
J'ai besoin de vacances.
On attend souvent que quelque chose aille vraiment mal avant de s’y attarder. Une situation qui nous dérange un peu est beaucoup plus facile à expliquer : ouf c’est une grosse semaine, j’ai mal dormi, j'ai trop de choses en même temps ou dans le genre, ça ira mieux après les vacances.
Toutes ces explications peuvent être parfaitement vraies.
Toutefois, si ça fait trois ans qu’on se donne les mêmes excuses, j’aurais peut-être envie de regarder un peu plus loin.
Depuis combien de temps attendez-vous que ça se calme?
Ah celle-là, je la connais ! 😅
« Quand ça va se calmer, je vais recommencer à marcher. »
« Quand ça va se calmer, je vais prendre plus de temps pour moi. »
« Quand ça va se calmer, je vais m’occuper de ce projet. »
Je l’ai dit moi aussi et probablement plus souvent que je voudrais l’admettre.
Le problème n’est pas de reporter quelque chose. Il y a des périodes où c’est nécessaire et je ne crois pas du tout qu’on puisse toujours tout faire, tout maintenir et avoir du temps pour tout le monde.
Je trouve seulement qu’on devrait peut-être mettre une date d’expiration sur notre fameux « quand ça va se calmer ». 😅
Depuis combien de temps le dites-vous ?
Si ça fait trois semaines, vous êtes probablement juste dans une grosse période.
Si vous avez de la difficulté à vous rappeler la dernière fois où « ça s’est calmé », la réponse est peut-être différente.
Votre quotidien est peut-être simplement devenu plus chargé que vous le pensez.
C’est exactement là que commence l’histoire d’Émilie
Au début du livre, Émilie pense sincèrement qu’elle manque de temps.
Elle attend les vacances, essaie de récupérer quand elle le peut et continue sa vie. Elle n’a aucune intention de tout changer puisqu’elle aime sa vie. C’est en commençant à observer ce qui se passe dans ses journées qu’elle va réaliser que le temps n’explique pas tout.
Elle va regarder ses habitudes, ses réactions, les choses qu’elle fait automatiquement, ce qu’elle accepte sans trop y penser et ce qu’elle remet constamment à plus tard.
Elle va aussi comprendre pourquoi certaines façons de fonctionner sont devenues aussi naturelles pour elle.
C’est là que les neurosciences prennent leur place dans le livre. Je voulais qu’elles servent à comprendre ce qui se passe derrière certains de nos automatismes, pas qu’elles deviennent un cours de théorie au beau milieu de l’histoire 😅
Émilie ne va pas tout foutre en l’air et partir vivre une nouvelle vie, elle va plutôt apprendre à mieux comprendre comment elle fonctionne et commencer à faire le tri dans ce qui lui convient encore et ce qui lui ressemble moins aujourd’hui.
Quand j’ai choisi le sous-titre « Un chemin de retour à soi », c’est exactement ce que je voulais raconter. Avec les années, on change, nos besoins aussi, mais notre quotidien ne change pas toujours avec nous. Émilie va tranquillement réaliser que certaines choses qu’elle fait depuis longtemps ne lui conviennent simplement plus. Son chemin va l’amener à mieux comprendre ce qu’elle veut aujourd’hui et à reprendre un peu plus de place dans sa propre vie et j’espère surtout que son histoire donnera envie à chacun de faire ses propres liens.
🌿 Une minute pour soi
Pour cette semaine, je vous propose de porter attention à une phrase toute simple :
« Ce n’est pas grave. »
Je ne vous demande pas d’arrêter de la dire, car je serais assez mal placée pour vous demander ça. 😅
Écoutez seulement ce qui vient après.
Ce n’est pas grave si je saute encore mon dîner.
Ce n’est pas grave si j’annule.
Ce n’est pas grave si je m’en occupe.
Ce n’est pas grave si je remets ça à plus tard.
Une fois, effectivement, ce n’est probablement pas grave, mais si c’est toujours la même chose qui « n’est pas grave », là, je trouve que ça devient intéressant.
Vous verrez bien ce que vous remarquerez.
À la semaine prochaine 🌿

